10 choses totalement insolites à voir à New York (partie 1)

New York c’est des grands monuments incontournables, des parcs connus et des attractions à ne pas louper, mais c’est aussi plein de petites choses insolites que très peu de touristes connaissent. Si tu veux découvrir quelque-chose de différent pendant ton voyage, suis le guide !

Barthman’s sidewalk clock

Située dans le quartier de Financial District, à deux pas du site du World Trade Center, la Barthman’s sidewalk clock est une curiosité pour les touristes. Installée (ou plutôt incrustée) dans le trottoir à l’angle de Maiden Lane et de Broadway, cette horloge toute en verre et en bronze, fabriquée par la bijouterie Barthman (une des plus anciennes de la ville) se voit piétinée chaque jour par des milliers de passants, et cela depuis des années. Certains marchent dessus sans même sans rendre compte !

Le mécanisme a beau être électrique, il faut tout de même l’aide d’un employé pour pouvoir régler l’horloge, la réparer ou la remettre à l’heure. Attachée au sol par des vis, l’horloge doit être vue par le « dessous ». L’employé doit ouvrir une porte dérobée sur Maiden Lane (non accessible au public) puis descendre quelques marches qui donnent dans l’atelier de la bijouterie. Là, il faut enlever la protection au plafond pour découvrir le mécanisme complexe et y plonger les mains.

Cette horloge n’a jamais fait défaut à la ville, donnant toujours l’heure exacte, sauf le jour des attaques du 11 septembre 2001. La terre a tellement tremblée (il y a encore une fissure dans le sol près du cadran) que l’horloge s’est arrêtée. Aujourd’hui elle fonctionne parfaitement mais n’est plus tout à fait étanche.

39W, 19th street

Les abris anti-atomiques

As-tu remarqué ces panneaux indiquant les « fallout shelters » (abris anti-atomique) collés aux bâtiments et immeubles de Brooklyn ? Ces panneaux indiquent les endroits où sont cachés les abris anti-atomiques de la ville, en cas d’attaque nucléaire. Personnellement j’en ai vu un paquet, surtout dans les quartiers de Park Slope et Gowanus (d’où a été prise cette photo). Aujourd’hui désaffectés et fermés au public, ces fallout shelters ont été fabriqués pendant la Guerre Froide, pour protéger les habitants des radiations atomiques.

Ces abris ne servaient pas à protéger des explosions nucléaires en elles-même (car souvent construits au rez-de-chaussée ou dans les caves des bâtiments, et non sous forme de bunkers enterrés) mais à éloigner les New-Yorkais des retombées radioactives, tout aussi dangereuses et mortelles que les bombes en elle-mêmes. Il faut dire que dans les années 50/60, la propagande anti-rouges tournait à plein régime et les Américains étaient persuadés qu’une nouvelle guerre était imminente. Partout dans la presse, jusqu’au comics, les mêmes slogans et inquiétudes étaient répétés inlassablement.

Bien qu’aujourd’hui tous les abris anti-atomiques de New York sont censés être détruits ou réaménagés en caves ou lieux de stockage, la ville suppose que certains propriétaires prudents ont malgré tout conservé des abris en l’état, au cas où… Pour info, le Brooklyn Bridge possédait lui aussi un abri anti-atomique secret dans l’un de ses piliers. Il servait à accueillir les élites de la ville en cas d’attaque nucléaire. Après sa découverte, cet abri a été vidé et détruit.

Pomander Walk

Voici un lieu New-Yorkais bien étrange, caché au coeur de l’Upper West Side. Malgré les apparences, ce n’est pas un décor de cinéma ni un morceau de rue arraché à un petit village Anglais. Pomander Walk c’est juste une jolie ruelle aux maisons de style Tudor, un lieu résidentiel et serein au milieu d’une ville géante qui ne dort jamais.

(crédit photo ctaachitects.com)

Pomander Walk, baptisée ainsi d’après une pièce de théâtre Londonienne, est une ruelle qui compte 27 jolies maisonnettes aux volets colorés et aux petits jardinets. On y trouve aussi des lampadaires et des appliques à l’ancienne, ainsi que des bancs ou des plantes grimpantes. Son histoire remonte en 1920, quand Thomas Healy acheta un petit bout de terrain dans l’intention d’y construire un grand et magnifique hôtel. Ne possédant pas assez d’argent pour son projet, il décida alors de bâtir quelques maisons afin de récolter les fonds nécessaires. Ces habitations devaient alors être détruites une fois la somme totale atteinte. Malheureusement (et bien heureusement pour les touristes), Healy décéda avant d’avoir pu construire son hôtel. Le projet fut donc abandonné et les maisons conservées en l’état. Aujourd’hui, ces maisons sont toujours habitées, mais l’allée est fermée par un portail et seuls les résidents peuvent y accéder. Ça ne t’empêches pas de jeter un coup d’oeil à travers le portail et prendre quelques clichés des façades toutes plus belles les unes que les autres.

W 94th street

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Idiotarod

Participe à l’Idiotarod, la course la plus délirante de l’année !

Si l’envie te prend de mettre un costume ridicule, de voler un caddie de supermarché et de courir dans les rues avec tes amis, alors l’idiotarod est faîte pour toi ! En janvier, fais toi aussi partie de la grande épopée. Kick Ass n’a qu’à bien se tenir !

L’idiotarod est en fait une course à travers les rues de la ville, où des équipes, en costumes improbables, courent avec des caddies décorés. Les premiers arrivés remporteront le trophée du Best in show ou celui du Best design pour récompenser la créativité, l’imagination, l’enthousiasme et le pouvoir de soudoyer les juges. Sors ton déguisement !

Le site pour t’inscrire ici

The Metronome

The Metronome est une oeuvre d’art contemporain située à Union Square. Cette sculpture a coûté 4,2 millions de $, ce qui fait d’elle la plus chère commande d’art public de la ville. L’oeuvre a été créé par Kristin Jones et Andrew Ginzel en 1999.

the-metronome-new-york

The Metronome se compose de plusieurs parties :

  • un cadran LED avec une suite de chiffres incohérents pour des yeux non avertis,
  • un mur de briques avec des ronds,
  • une main géante en bronze,
  • plus un peu de fumée blanche.

Pour lire l’heure c’est simple : à gauche, le cadran avec les chiffres se nomme le passage. C’est une sorte de sablier qui permet de connaitre l’heure exacte qui s’est écoulée depuis minuit (heures, minutes, secondes). Les six chiffres de droite à gauche représentent le temps restant de la journée. Les derniers chiffres du milieu sont les fractions de secondes.

À droite, le mur de briques sur l’immeuble est le artwall. Les ronds reproduisent les mouvements de l’eau, comme si on avait jeté une pierre dans une mare. Les feuilles d’or mettre en valeur l’étrange trou, qui se nomme, quant à lui, infinity.

Au centre, une drôle de fumée blanche sort donc du trou central infinity, avec des petites explosions très bizarres. La main en bronze est une représentation de la main de la statue de George Washington.

Le cimetère de bateaux de Staten Island

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Si tu as le temps de t’éloigner un peu du centre de New York, rends-toi sans hésiter à Rossville, un quartier de Staten Island, là où se trouve l’immense cimetière de bateaux, le Staten Island Boat Graveyard. Dans cet endroit gisent des dizaines d’épaves gigantesques, rouillant depuis des années au milieu d’une eau croupie et marécageuse. Tu y verras des anciens bateaux à vapeur, des navires de guerre, des ferries, des bateaux-pompes… tous condamnés à mourir ici à l’écart de la ville. La plupart de ces épaves circulaient entre New York et le New Jersey. Certains bateaux ont plus d’un siècle !

Pour y aller ce n’est pas forcément très facile. Il faut d’abord prendre le ferry de Staten Island jusqu’au terminus puis aller jusqu’à Rossville grâce aux bus. Il faut ensuite marcher sur Arthur Kill road et traverser le vieux cimetière. Enfin là et seulement là tu pourras profiter de l’ambiance des lieux : odeurs de poisson, bois flotté et décoloré par un mélange de sel et de soleil, morceaux d’acier éparpillés…

2453 Arthur Kill Road à Saint Luke Avenue

ATTENTION : il faut prévoir un minimum d’équipement ! L’endroit est loin d’être une jolie promenade romantique comme c’est le cas dans de nombreux petits parcs à Manhattan. Ce n’est pas non plus un coin recommandé aux touristes en petites chaussures d’été. Il y a de la boue, de la rouille, beaucoup de la saleté. Il faut donc prévoir des bottes en caoutchouc, un vieux pantalon et un sac à dos.

Cupid’s Undie Run

Dans le même genre que l’Idiotarod, chaque année, au mois de février, à lieu à New York (et dans d’autres villes aux États-Unis) la Cupid’s Undie Run. Cette course permet de collecter des fonds pour venir en aide aux enfants atteints de tumeurs. Il y a 1.5 km à parcourir en sous-vêtements, hommes et femmes confondus, tous vêtus en rose et rouge.

C’est une course bon enfant, amusante et rigolote qui permet de faire parler d’elle sur les réseaux sociaux et de cumuler pas mal d’argent. L’année dernière,  l’association a réussi à récolter 3.5 millions de dollars. Pas mal ! Tout le monde peut participer. Il n’y a pas besoin d’être un coureur expérimenté, juste motivé et pas trop frileux. Tout le monde peut courir à son rythme.

Le site officiel ici

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Les phoques de Brooklyn

Avec le temps glacial qui règne à New York en hiver, il est difficile d’imaginer qu’il y a encore de la vie à l’extérieur. Pourtant il y a des animaux toujours au rendez-vous, et très accessibles à voir : des phoques. Protégés par leurs épaisses couches de graisse, ils sont au rendez-vous chaque hiver à Sunset Park, se prélassant au soleil sur la jetée.

phoque-liberte-brooklyn-new-york

Une bonne idée de sortie pendant un week-end glacial… Pour les voir, il faut prendre le métro jusqu’à l’arrêt 45th street et marcher jusqu’à Bush Terminal Park. Ensuite longe la jetée et ouvre l’oeil.

ATTENTION : ils ont beaux être mignons et assez paisibles, évite de trop t’en approcher. Ne tente pas de les caresser car ça reste des animaux sauvages et ils risqueraient de mordre.

StoryCorps

StoryCorps est une association qui a un grand projet : enregistrer ta voix et la sauvegarder pour l’éternité. Le principe est simple :

  1. tu prends rendez-vous,
  2. tu te pointes au studio,
  3. tu parles dans le micro de tout ce que tu veux,
  4. et cet enregistrement sera transmis aux générations futures.

Tu peux avoir une conversation sur n’importe quel sujet, à seul ou en duo, à n’importe quel âge : questions « en suspens », demande en mariage, tranche de vie… Le procédé sert surtout à garder en mémoire des archives en tous genres pour les générations suivantes, et pour aider les chercheurs du futur à comparer la démographie, à découvrir notre vie actuelle, à trouver des réponses… en gros c’est un travail futur sur la préhistoire des années 2000, comme une sorte de capsule temporelle… L’entretien dure une quarantaine de minutes et est archivé à la Bibliothèque Nationale du Congrès, à Washington. Les enregistrements numériques attendront alors d’être déballés dans les milles prochaines années…

Le site de l’association ici

La piscine de Roosevelt Island

Roosevelt Island était autrefois un lieu mal fréquenté et détesté des New-Yorkais. Au 19e siècle, l’endroit fut tour à tour prison, hôpital pour patients atteints de variole et même hôpital psychiatrique. Aujourd’hui on se balade et on pique-nique sur Roosevelt Island, en observant la skyline de Manhattan. C’est un lieu magnifique et reposant, un lieu que j’ai beaucoup apprécié (plus d’infos sur l’article ici).

Sur Roosevelt Island on trouve une piscine assez amusante et colorée. Elle est l’oeuvre de l’artiste de Minneapolis, Hot Tea (de son vrai nom Eric Rieger). Hot Tea est connu dans le milieu du Street Art pour ses créations composées de néons exposées dans des lieux publics. Pendant de longues journées, il a peint des bandes de couleur autour de la piscine et à l’intérieur du bac. Il a voulu des couleurs chaudes et a tenté de mélanger son art au béton et au verre New-Yorkais.

piscine-couleur-hot-tea-roosevelt-island-new-york
L’artiste a intitulé son oeuvre Asylum en référence au passé de l’île.

250 Main street (Roosevelt Island)


Tu trouveras 10 autres choses insolites dans l’article suivant ici

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